23 juin 2006

A propos de la Traite négriere ... La dimension mondiale de la conquête et de la colonisation de l'Amérique

Le génocide des peuples autochtones d’Amérique fut le prix et la première conséquence de la conquête et la colonisation européenne de ce continent à partir de 1492.  nous apporterons un éclairage sur la deuxième conséquence de cet événement parce qu’il concerne la dimension mondiale de la politique génocidaire inaugurée par les puissances occidentales au début de l’ère moderne.

Focaliser notre attention sur cette deuxième conséquence est également nécessaire parce que malgré son impact sur une grande partie de l’humanité, et malgré l’importance des crimes contre l’humanité dont il est question, ces faits ont été systématiquement minimisés ou complètement occultés dans une démarche typiquement négationniste. La falsification des faits et la manipulation de leur interprétation, étant une condition préalable à la réussite de l’entreprise négationniste, notre perception de ces crimes et la compréhension des enjeux qui en découlent, ont été faussées au détriment des victimes.

En conséquence, la spécificité de ces aspects, pourtant composants fondamentaux du conflit entre colonisateurs et anciennes victimes de la barbarie coloniale, demeure quasiment absente de l’analyse anti-impérialiste. Mais, depuis ces derniers décennies, de plus en plus d’exclus, victimes de la double oppression économique et raciale, veulent prendre leur destin en main et ne plus laisser à d’autres le soin de décider à leur place. Cette nouvelle donne devrait contribuer, sur le plan conceptuel de l’analyse, à articuler la déportation africaine à la dimension mondiale de la conquête et de la colonisation de l’Amérique. Condition nécessaire pour rapprocher autour d’un objectif commun les peuples qui luttent contre le même fléau.

L’Afrique à l’Amérique

Il faut bien garder à l’esprit que la déportation massive d’Africains (appelée traite des Noirs), leur expulsion de fait et de droit hors l’espèce humaine et leur asservissement en esclavage, fut la deuxième conséquence de la domination coloniale des Européens en Amérique. Ce déplacement forcé de l’Afrique vers l’Amérique sous le contrôle des puissances européennes, demeure la déportation d’êtres humains la plus gigantesque que l’histoire n’ait jamais connu ni avant ni après ce long moment qui a duré plus de trois siècles et demi.

A cause de la négation et de la falsification des faits, beaucoup ignorent ce que fut la déportation de millions d’enfants, d’hommes et de femmes africains, razziés chez eux, enchaînés, entassés à fond de cale et obligés à traverser l’Atlantique dans des conditions qui fatalement provoquaient la destruction d’une partie des prisonniers. Débarqués dans le continent américain devenu un vaste univers concentrationnaire pour les victimes de la suprématie blanche, les déportés africains y étaient systématiquement dépouillés de leur appartenance à l’espèce humaine.

La déportation massive ou industrielle de l’Afrique vers l’Amérique, a été décidée par les colonisateurs européens après avoir vidé le continent à cause de l’extermination d’environ 90% de la population autochtone calculé généralement à 80 millions d’habitants quoique d’autres estimations parlent de 100 millions. Ainsi, pour se procurer autant de prisonniers que nécessaires, les Européens, munis d’armes à feu, déclenchèrent la guerre contre les peuples africains, qui eux, ne les connaissaient pas encore. Ces guerres étaient particulièrement meurtrières pour les Indigènes d’Afrique qui, (comme les Indigènes d’Amérique), découvraient la capacité de destruction des Européens. Ces derniers comprirent tout l’intérêt qu’ils avaient à provoquer et multiplier les guerres internes. Ainsi est né et s’est développé le cercle achat d’armes contre des prisonniers africains et capture d’Africains grâce aux armes à feu.

Destruction et falsification

Par son caractère massif, par sa dimension planétaire et par sa durée supérieure à trois siècles et demi, le couple traite/esclavage demeure la plus vaste entreprise de déshumanisation. Et aussi la plus achevée par ses conséquences durables et insidieuses comme nous le verrons à continuation. Il importe de rappeler que des lieux communs furent élaborés pour justifier la traite des Noirs ou pour occulter la destruction subie par le continent africain à cause de cette activité. Grâce à ces lieux communs, véhiculés à travers les siècles jusqu’à nos jours, lorsque ce crime n’est pas complètement nié, la responsabilité en est rejetée sur les victimes.

Ainsi, bien qu’à présent il n’ y ait plus grand monde pour, ouvertement, justifier la traite négrière ou vanter ses bienfaits, dans n’importe quel manuel à ce sujet, le lecteur sera, systématiquement, invité à ne pas ignorer que « les Africains ont été responsables de leur propre malheur puisque ce sont eux-mêmes qui, en échange des pacotilles transportées d’Europe, ont livré leurs parents, leurs frères et même leurs propres enfants aux commerçants européens ».

Le lecteur sera sommé d’apprendre que « c’étaient les Africains qui contrôlaient le négoce négrier devenu pour eux l’activité économique la plus importante ». Une fois n’est pas coutume, les Africains seront décrits moins attardés que d’habitude puisque doués d’un sens des affaires grâce auquel « ils savaient faire jouer la concurrence entre les marchands européens qui devaient faire attention pour ne pas se faire escroquer ». Et il sera beaucoup question des roitelets africains qui auraient fait des bénéfices fabuleux grâce au commerce d’êtres humains [2].

Responsabilité et complicité des victimes

Cette question de la responsabilité et de la complicité des victimes appelle, pour le moins, une brève mise au point. Nous savons que la destruction de 90% environ des peuples d’Amérique, fut possible grâce à un concours de circonstances dont la supériorité militaire et le ruse des envahisseurs jouèrent un rôle décisif. Faisant jouer habilement les rivalités, les Européens réussirent à s’appuyer sur une partie des victimes pour exterminer la plupart d’entre eux et cela a très bien fonctionné.

Dans l’univers concentrationnaire d’Amérique qui a duré plus de trois siècles et demi, le système juridique créé pour gérer au quotidien la bestialisation des Noirs, a inventé, à l’intérieur des victimes, une stratification raciale qui permettait aux esclavagistes de s’appuyer sur la collaboration des Noirs sang mêlé ou métis pour perpétuer leur asservissement. D’ailleurs, ces complicités continuent, cinq siècles plus tard, à entraver l’unification des peuples qui luttent contre la domination impérialiste. Ce qui rend d’autant plus pertinente l’actualité de cette analyse.

Il n’est point besoin de démontrer que pendant la seconde guerre mondiale, partout dans les pays occupés, les nazis se sont largement appuyés sur la collaboration d’une partie de la population qui a livré une partie de ses frères aux forces d’occupation. Sans ces complicités, l’entreprise nazie d’extermination n’aurait jamais atteint l’ampleur que nous savons. Mais, il faut savoir que dans toutes les situations où de rapports bourreaux/victimes s’installent, les bourreaux trouvent toujours quelques complicités parmi les victimes. Même parmi les victimes juives, les nazis bénéficièrent de complicités qui pourtant, ne sauraient changer quoi que ce soit à leur écrasante responsabilité [3].

Même expulsés hors l’espèce humaine, les Africains ne forment pas pour autant une espèce à part, si bien que parmi eux aussi, les agresseurs trouvèrent des collaborateurs sans lesquels, la destruction du continent africain n’aurait pas été aussi accomplie sur le plan économique, social et démographique. Cependant, la trahison des clercs n’est pas l’apanage des Africains, ni l’exclusivité d’une époque. Et le peuple d’Argentine en sait quelque chose, comme vient de le montrer le film documentaire Mémoire d’un saccage [4].

Occultation d’un désastre démographique

La responsabilité rejetée sur les victimes africaines a beaucoup contribué à réduire la sympathie ou la solidarité que parfois peuvent inspirer les victimes. Cette manipulation a conduit à faire abstraction des conséquences socioéconomiques et démographiques des guerres négrières déclenchées par les Européens contre les peuples d’Afrique. En conséquence, ce continent a été présenté comme ayant toujours été attardé et traversé par des guerres tribales. Ce qui ajouté à l’hostilité du climat, expliquerait son actuel état de misère.

Cette vision de l’Afrique, aussi négative que faussée, fut construite pour les besoins de la domination impérialiste, mais cette vision est devenue partagée par tous y compris ceux qui luttent contre la domination impérialiste [5]. Cependant, il doit devenir possible d’approcher la question de la dévastation du continent africain avec une vision moins cloisonnée que d’habitude pour, enfin, le sortir de la traditionnelle interprétation européo centrée.

Cette démarche permettrait, au moins sur le plan conceptuel de l’analyse, de surmonter l’incompréhension envers les revendications avancées par les exclus africains et celles évoqués par des Noirs qui, dans les pays d’Amérique, se perçoivent comme descendants d’Africains. A partir de là, il deviendrait possible d’inscrire ces revendications avec leur spécificité, dans la lutte globale de tous les peuples de la planète contre la globalisation de la misère. Au moins, deux événements peuvent nous aider dans ce sens. Le premier implique un dépassement de la perception que nous avons de l’Afrique à cause d’une ignorance soigneusement entretenue par les idéologues de la domination impérialiste et la suprématie blanche.

L’Afrique avant le 17 siècle

En 1996 est sorti « Afrique Noire. Démographie Sol et Histoire » [6][A LIIRE ABSOLUMENT], première étude pluridisciplinaire visant à trouver le nombre d’habitants que l’Afrique intertropicale pourrait nourrir convenablement. Au cours de ses recherches pour trouver la densité optimale, l’auteure, spécialiste en géographie humaine, s’est posée la question de savoir dans quelle mesure les effets démographiques de la traite des Noirs expliquent les faibles densités de population de l’Afrique noire et s’il est possible d’avoir une idée des incidences démographiques de la conquête coloniale puis de l’administration et de l’exploitation directes des colonies.

Sortant des sentiers battus, Louise Marie Diop Maes a choisit une méthode jusqu’alors assez négligée : trouver les textes traduits des auteurs arabes et soudanais relatifs à l’Afrique noire du 8e au 17e siècle, relever tous les détails concernant le nombre d’habitants, les confronter avec ce qu’en avaient dit les voyageurs et les navigateurs européens des 15e, 16e, 17e siècles. Puis inventorier assez de textes contemporains relatant le résultat des fouilles archéologiques sur le plus grand nombre possible de territoires de l’Afrique noire et les comparer avec les dires des témoins de l’époque précoloniale.

Le résultat des recherches menées par Diop Maes a dévoilé au grand jour le niveau de développement économique et humain atteint par les sociétés de l’Afrique noire avant le 16e siècle. C’est-à-dire, avant que ces peuples ne deviennent la cible des attaques militaires qui, entre le début du 16e et le début du 20e siècle ont dévasté complètement le continent.

Les méfaits de la mondialisation

Les recherches menées par Diop Maes ont eu le mérite de mettre à notre portée, pour la première fois, des informations qui depuis fort longtemps auraient dû être évidentes pour les chercheurs, africanistes et historiens travaillant sur ces sujets. Ainsi, lorsque les populations d’un pays ou d’un continent deviennent la cible d’agressions militaires ininterrompues, créant des situations chaotiques et d’insécurité, c’est tout le tissu économique et social qui se dégrade. Aucune population n’a jamais survécu à la destruction de son habitat sans subir des conséquences démographiques assez drastiques.

On se rappellera que la guerre de Cent Ans, malgré l’inexistence d’armes à feu à l’époque, a divisé par deux la population de la France. Et d’ailleurs, trente ans de guerre ont suffi pour réduire de moitié la population de l’Empire germanique entre 1618 et 1648 avec l’utilisation des armes à feu. Nous savons qu’en Amérique, les peuples Indigènes soumis aux attaques des Européens, à l’asservissement et à la destruction de leur habitat, ont été exterminés à 90% environ, en l’espace de quelques décennies.

Or, le continent africain a été pendant quatre siècles environ, le théâtre des guerres d’abord déclenchées par des Européens et, par la suite, des guerres internes alimentées par les demandes des colonisateurs européens qui réclamaient de plus en plus d’Africains dans l’univers concentrationnaire d’Amérique. Comme les Africains déportés ainsi que leurs descendants, mouraient à un rythme particulièrement accéléré, les naissances n’arrivaient pas à compenser les pertes. Des millions d’hommes de femmes et même d’enfants razziés tous les ans en Afrique, déportés et débarqués en Amérique, n’ont jamais suffi pour renouveler la population concentrationnaire.

Conséquences démographiques, économiques et sociales

A l’abolition de la traite des Noirs et de l’esclavage au 19 siècle, la population africaine calculé à 200 millions d’habitants vers 1860 se trouvait déjà probablement divisée par trois ou par quatre. Mais, elle n’eut pas le temps de panser ses blessures, assailli de tous côtés par les guerres de conquête coloniale de plus en plus meurtrières grâce à la sophistication des armes dont disposaient les troupes européennes. Vers la fin de la première moitié du 20 siècle, la destruction du continent africain était accomplie. Pour ne mentionner qu’un exemple, on se rappellera qu’entre la fin du 19e et le début du 20e siècle, dans la région congolaise, l’Administration du Roi Léopold II de Belgique provoqua une extermination estimée à 10 millions d’Indigènes. [7]

Le dépeuplement du continent ainsi que la misère et l’indigence de ses habitants malades et affamés, décrits par les voyageurs qui abordèrent l’Afrique noire au début du 20e siècle, contrastent avec les pays densément peuplés, l’économie fleurissante, l’agriculture abondante, l’artisanat diversifié, le commerce intense et surtout, avec le niveau de bien être social décrits par les voyageurs, géographes et navigateurs ayant abordé l’Afrique noire entre le 8e et le 17e siècle, et dont nous connaissons maintenant les témoignages grâce aux recherches de Diop Maes.

S’agissant de la traite, il existe une tendance à se focaliser sur le nombre d’Africains soustraits au continent. Or, quels que soient les millions d’hommes, de femmes et d’enfants razziés en Afrique, déportés et débarqués dans l’univers concentrationnaire d’Amérique, le déficit démographique subi par l’Afrique noire s’explique surtout par l’insécurité omniprésente et permanente créé par la guerre. Parce que comme l’a si bien souligné Diop Maes : « l’Afrique noire a connu une guerre de Cent ans qui a duré quelques trois cents ans avec les armes de la guerre de Trente Ans, puis celles des 18 et 19 siècles » [8].

Ce couple traite/esclavage est à l’origine de la première mondialisation. Mais, son absence dans le discours de Marx, a par la suite exonéré les révolutionnaires, dont les théoriciens du marxisme, d’inscrire la lutte et les aspirations des Africains dans le projet révolutionnaire. Et aussi de reconnaître la spécificité de la double oppression, économique et raciale, qui frappe les Africains et aussi leurs descendants partout dans les pays d’Amérique ou ailleurs. Autant dire que leur lutte contre l’oppression raciale et pour l’affirmation de leur identité, fut même déclarée contraire au combat révolutionnaire. Cela est pour beaucoup dans les incompréhensions qui ont éclaté au grand jour à Durban.

Un événement à ne plus négliger

A Durban, les victimes de la suprématie blanche ont rappelé que la mondialisation, surtout la mondialisation de la violence, du saccage des peuples, de leur appauvrissement et de l’asservissement en esclavage, avait commencé plusieurs siècles auparavant. Que ses premières victimes ont été d’abord les Indigènes d’Amérique et ensuite ceux de l’Afrique. Et qu’entre la mondialisation de jadis et celle dont il est question maintenant, la plus grande différence se trouve dans le fait qu’à présent, même les citoyens des anciennes puissances négrières sont frappés par les méfaits de la globalisation, alors qu’autrefois, ils étaient associés à ses avantages, ne serait-ce que par la distribution de quelques miettes [10].

Le moment est peut-être venu de comprendre que la spécificité de la double oppression des Noirs, et en conséquence de leurs revendications, découlent de la singularité de leur position dans l’histoire. Et cette singularité, pas choisie par les Noirs, remonte à l’époque où des millions d’êtres humains chassés en Afrique, enchaînés et entassés au fond de la cale des bateaux négriers, furent obligés à traverser l’Atlantique pour être dépouillés de leur appartenance à l’espèce humaine dans l’univers concentrationnaire d’Amérique.

Dans les pays d’Amérique, les femmes, surtout dans les milieux populaires, en plus de l’appauvrissement croissant, sont confrontées à la violence quotidienne ou guerre de basse intensité tolérée voire exercée par les gouvernements locaux sur lesquels s’appuie la domination impérialiste. Beaucoup parmi elles développent des formes de lutte qui rejoignent les alliances qui avaient lieu entre Indigènes et Africains lorsque voici plusieurs siècles commençait la mondialisation de l’asservissement et le saccage des peuples.

Ainsi, la création d’associations formées par des Femmes paysannes, indigènes et noires qui, à partir de leur spécificité ethnique, culturelle ou autre, s’organisent et luttent ensemble contre l’ennemi commun. Aux idéologues et théoriciens de la révolution, ou simplement des luttes populaires, de comprendre que : « Si l’oppression est une, elle se circonstancie selon l’histoire et les conditions géographiques : le Noir en est la victime, en tant que Noir, à titre d’Indigène colonisé ou d’Africain déporté. Et puisqu’on l’opprime dans sa race et à cause d’elle, c’est tout d’abord de sa race qu’il lui faut prendre conscience. [11] » Tirer les leçons de cette évidence doit être facile, ou en tout cas possible, depuis que l’événement Durban eut bien montré à la face du monde que le passé n’est pas derrière nous.

[2] Pas besoin de sélectionner une bibliographie pour cela. Dans n’importe quel manuel concernant « la traite », il sera question, souvent avec insistance, de la responsabilité des Africains. Le rappel sera plus ou moins grotesque selon que l’auteur soit négrophobe ou négrophile. C’est une question de degré.

[3] Concernant la collaboration dont les nazis bénéficièrent parmi les victimes, lire Raul Hilberg, La destruction des Juifs d’Europe, Paris, Fayard, 1988. Et plus précisément sur la collaboration de notables juifs en France entre 1940-1944, lire Maurice Rajsfus, Des Juifs dans la collaboration, Paris, Etudes et documentation internationales, 1980.

[4] Dans le Film documentaire, Mémoire d’un saccage, Fernando Solana décortique les complicités locales dont bénéficient les multinationales et les organismes multilatéraux, BM, FMI, pour vampiriser l’économie des pays du tiers monde.

[5] Pour la genèse et l’évolution de l’image de l’Afrique chez les Occidentaux, lire William Cohen, Français et Africains, Les Noirs dans le regard des Blancs 1530-1880, Paris, Gallimard, 1980.

[6] Louise Marie Diop Maes, Afrique noire, démographie, sol et histoire, Paris, Présence africaine, 1996.

[7] Concernant ce génocide, lire Adam Hochschild dans sa remarquable et très documentée étude Les fantômes du Roi Léopold, Paris, Belfond, 1998.

[8] Diop Maes, op. cité, p.234

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[10] Le lecteur consultera profitablement Noam Chomsky, L’an 501 La conquête continue, Montréal, Ecosociété, 1993.

[11] Jean-Paul Sartre, Orphée noir, Préface à l’Anthologie de la nouvelle poésie nègre et malgache en langue française, 1948.

Posté par xshabazz à 13:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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