05 mai 2006

EMPIRE DU GHANA

L'Empire du Ghana seraient apparu entre le deuxième et le sixieme siècle ap J.C.
Cet empire connaîtra entre la fin du dixième siècle et au début du onzième siècle (a.p JC) l'acmé de sa civilisation. Sa puissance s'exerça  dans presque toute l'Afrique de l'ouest.

Le Kaya Maghan.

A la tête de cette empire se trouve le "Kaya Maghan" : il s'agit d'un empereur Tout puissant qui, bien qu'étant nanti d'un pouvoir discrétionnaire, ne saurait assimilé aucun des petits despotes et dictateurs qui régnaient en Europe à cette époque. Car la conception de la royauté africaine ne permet pas de légitimer de telle pratique. En effet la conception africaine de la noblesse est inhérente à une philosophie vitaliste dans laquelle chaque élément d'un ensemble joue un rôle permettant d'assurer et de reproduire l'harmonie d'un macrocosme.

Les études André le roi gourhan et de Jean poirier les mèneront à noter que les" travaux et activité humaine [...] rappellent (le mouvement universel): poteries, élevage, danse, musique, décoration, art prestigieux --le moniteur a été un forgeron-- dont les cadences de soufflet et d'enclume ont créées la première danse [...]. Le monde s'ordonne comme une vaste équation; l'animation humaine répond a l'animation de la nature, et chaque geste se prolonge jusqu'a des précèdent mythique. [...]."

Aussi l'agencement sociétal des empires africains (donc a fortiori le Ghana) Se plie à une vision du monde  qui veut que chaque composante d'une entité soit indissolublement lié les une aux autre afin d'assurer  la cohésion et l'eurythmie d'un ensemble. C’est ce qui explique le système de caste en afrique. Système dans lequel chaque clan, tribu, ethnie assure au sein d'un entité politique (empire, royaume, état), un rôle bien défini permettant de remplir au niveau du microcosme étatique ce que l'on pense se produire au seins du macrocosme (nature monde etc.).

Ainsi le Roi de par sa position est tenu d'assuré l'ordre et la justice, d'être le garant d'une harmonie embrassant le monde dans son ensemble. Il (le roi) est, dans la tradition africaine, celui qui a le plus de forces vitales. L'élément clé d'une conception métaphysique se réfléchissant dans les moindres pores de la société négro-africaine et de son organisation. La conception de la monarchie africaine, et donc a fortiori celle du Ghana, ne saurait être pleinement à appréhender que si l'on se rattache à la conception egypto-nubienne du pouvoir. L'on ne saurait ici trop développé mais néanmoins nous ne saurons que trop conseiller le lecteur d'approfondir ce thème par le truchement des ouvrages qui seront conseillé en fin de page.

De plus les Document Arabes (Al Békri, al Idrisi par exemple) témoigne que la succession au trône dans cette empire est matrilinéaire: A la mort de l'empereur c'est le FILS aîné de sa Soeur la plus âgée qui est introniser aux pouvoir.

Organisation Administrative

L'empire du Ghana a précédé,selon Diop, de 500 ans celui de charlemagne. Depuis le démembrement de l'empire Romain au IVe siècle, jusqu’a l'an 800 (sacre de charlemagne). L’Europe ne fut qu'un chaos, on ne trouvait nulle part en Europe d'organisation comparable à celle des empires africains à l'instar du Ghana.

Cet empire était décentralisé. Les cours royales jouissaient d'une grande autonomie et dépendaient de la cour centrale en ce qui concernait les douanes aux frontières de l'armée. Le "Kaya maghan"(= Tunkara) était aidé dans sa tache par de hauts dignitaires ayant en charge la finance, l’armée, la justice.

Les impôts étaient modérés. Car l'essentiel des ressources impériales provenaient de l'extraction de l'or et des droits de douanes aux frontières.

L’abondance du métal était telle que le souverain abandonnait au peuple tout l'or en poudre extrait des mines de l'empire. Selon les dires de Békri l'or était si abondant dans cette empire qu'il risquait sans les précautions prises par le roi (il gardait pour lui les morceaux d'or natif trouvé).

Ainsi Bien que la plus grande partie de la population du Ghana était constitué d’agriculteur (et aussi de commerçant)  l'économie principale de l'empire reposait sur l'or. C'est cette richesse qui a permit au Ghana de devenir un grand centre d’échange (l’on échangeait du sel par exemple contre de l’Or) avec les musulmans d'Afrique du nord et d'espagne.

Vie aisée

Comme nous l'avons dit précédemment Ghana était un Empire réputé pour sa richesse... Les voyageurs qui s'y rendirent,  n'y trouvèrent aucune misère; D'après TARIKH EL FETTACH « l'empereur de Ghana assis sur une "estrade en or rouge" offrait quotidiennement la population de sa capitale (koumbi saleh) 10000 repas » (C; A Diop; AFRIQUE NOIRE PRECOLONIALE p 134).

« Au Ghana, le luxe qui régnait à la cour tel que les documents permettent de l'évoquer en détail, n’a pas d'égal que celui de l'époque égéenne. L'empereur, l'héritier présomptif, les dignitaires se COUVRAIT LITTERALEMENT D'Or; LES PAGES LES CHEVAUX, LES CHIEN EN ETAIENT EGALEMENT COUVERTS » (C.A.  DIOP ; L'AFRIQUE NOIR Précoloniale, P82)

L'armée

La puissance du Ghana ne provenait pas seulement de l'efficacité de l'administration, mais aussi de la possession d'une armée forte et hautement organisée. L'armée était efficace dans le maintien de la paix, en supprimant les révoltes internes, et par l'acquisition de territoires au travers de conquêtes. El-Bakri rapportait dans son livre " Kitab al Masulik Wa'l Mamalik " que le roi de l'ancien Ghana pouvait appeler et mettre dans un champs 200000 soldats et plus de 40000 archers sur un simple avis. L'armée avait également une branche de la cavalerie qui utilisait des chevaux importés d'Afrique du Nord.

L'armée gigantesque mettait à contribution des soldats des provinces dès que le besoin se créait. L'ancien empire du Ghana n'avait jamais une armée constituée, mais pouvait la rassembler à n'importe quel moment. L'armée possédait un avantage sur ses ennemis car elle combattait avec des armes en fer comme des lances, des flèches et des épées qui n'étaient pas utilisées par les ennemis.
Les frontières de l'ancien Ghana étaient efficacement gardées, si bien qu'aucun agresseur ou étranger ne pénétraient ses frontières. El-Masudi rapportait " le royaume du Ghana est l'un des plus importants…, un grand nombre de gens du Soudan(="pays des noir"en arabe) vivaient là bas. Ils avaient tracé une frontière que nul ne pouvait franchir ".

Tolérance religieuse

Un autre aspect remarquable de cet empire est sa grande tolérance religieuse alors que l'Europe était passé maître dans l'art des guerres de religions. Al Békri (voyageur arabe) racontait « la cité de Ghana se compose de deux villes...l'une qui est habitée par les musulmans avec ses mosquées, ses imams, ses lettres et jurisconsultes [...] l'autre qui constituait la ville royale. Les interprètes du roi sont musulmans tout comme son trésorier et nombres de ministres[...]les sorciers, ministre religieux du culte, vivent dans des cases disséminées dans des bosquet autour de la cité royale[...]c'est là que se trouve les idoles et les tombeaux des rois? »

Une illustration de cette tolérence religieuse:la ville de Koumbi saleh

Kumbi Saleh était le nom de la capitale de l'empire du Ghana. Il y avait deux communes séparées de 6 kms. L'une était habitée par les musulmans et était très étendue avec 12 mosquées dans lesquelles les musulmans priaient.


L'autre commune était habitée par les non musulmans et était appelée "EL-Ghaba", qui signifiait " Les bois ". Ce nom avait été donné parce qu'il y avait des bois à proximité dans lesquels les personnes décédées étaient enterrées. Le roi résidait à "El-Ghaba" et avait un magnifique palais qui était fait de pierres et de bois. Il y avait une grande mosquée dans le palais, dans laquelle les ministres musulmans, les serviteurs civils et les visiteurs du roi priaient. De grandes et splendides décorations, fresques, sculptures et vitraux entouraient le palais. Autour du palais, il y avait un nombre important de maisons en forme de dômes dont les murs étaient faits de boue et les toits de chaume. D'après El-Bakri, il y avait autour de la ville des puits d'eau douce et potable que les habitants buvaient et utilisaient pour la culture des légumes. Ibn Khaldun qui avait voyagé autour du monde dans ces temps, disait : " c'était l'une de plus grandes et des plus populaires villes du monde ".

   

     En conclusion nous dirons que La civilisation du ghana est un exemple de civilisation noire infirmant le mythe d'une afrique frustre et barbare comme aime a le croire les fabulateurs occidentaux.Certain historien ont été tellement emerveillé et géner de constater que cette empire africain,(parmi tant d'autre) prospere et civilisé n'avait nullement besoin de "colonisation positve" ni de "bon blanc"  pour se dévelloper que l'on a lontan imaginer des fondateur arabe a l'origine de cette civilisation.(no comment)

source:

C.A.Diop"l'afrique noir précolonial"

"magazine racine n°3"

"BATHILY ABDOULAYE, "Les portes de l'or; le royaume de Galam de l'ère musulmane au temps des négriers, VIII-XVIIIè siècle",

ps:la civilisation du ghana ici évoqué n'a rien a vien avec le ghana actuelle.

Posté par xshabazz à 23:42 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur EMPIRE DU GHANA

  • égarement répété

    la plupart des infos sont juste et bien amené mais avec les phrase en rouge on retourne encore une fois dans la propagande pur et dur. désolé de vous le dire mais la théorisation des rois européens est exactement similaire au pouvoir des rois européens ( rendre la justice etre équitable, faire le bonheur du peuple etc...)

    Posté par man'u, 20 juin 2006 à 16:26 | | Répondre
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